Voici ce que toute petite entreprise devrait savoir pour créer des étiquettes d’aliments et de boissons conformes aux exigences canadiennes.

canadian label compliance

Pour une petite entreprise, la création de nouvelles étiquettes de produits peut être l’un des aspects les plus gratifiants du développement et de la commercialisation d’aliments et de boissons. Cependant, au-delà de l’enthousiasme suscité par le développement de l’image de marque, l’élaboration d’une étiquette de produit au Canada signifie également qu’il faut respecter certaines règles essentielles de conformité en matière d’étiquetage. Que votre entreprise soit en train de mettre au point un nouveau produit ou d’évaluer les étiquettes de produits importés au Canada, vous devez être conscient de ces huit erreurs d’étiquetage possibles.

Absence de français

Au Canada, les étiquettes des aliments et des boissons doivent être bilingues, c’est-à-dire en anglais et en français. L’obligation ne concerne pas que le Québec, mais l’ensemble du Canada. Cette exigence obligatoire en matière d’étiquetage, qui s’applique à l’échelle nationale, ne concerne pas seulement le nom du produit. En effet, il est obligatoire que les ingrédients, la valeur nutritive et les dates de péremption soient présentés dans les deux langues.

La seule exception à cette règle concerne le nom et l’adresse de l’entreprise. Ces renseignements peuvent être affichés en anglais ou en français.

Présentation non conforme de la valeur nutritive

Les renseignements obligatoires figurant dans le tableau de la valeur nutritive doivent respecter les formats normalisés de Santé Canada.  La moindre variation par rapport à ces exigences peut rendre l’étiquette non conforme. En fait, l’une des erreurs les plus fréquentes chez les entreprises d’aliments et de boissons au Canada consiste à présenter les bonnes données nutritionnelles, mais dans un format incorrect.

Pour être conforme, une étiquette doit respecter cinq exigences fondamentales :

  • L’information doit être bilingue (français/anglais).
  • Les renseignements doivent être formulés en utilisant la terminologie canadienne
  • L’étiquette doit afficher les ingrédients requis.
  • L’étiquette doit présenter les pourcentages de valeurs quotidiennes.
  • L’étiquette doit utiliser l’en‑tête officiel du tableau de la valeur nutritive.

N’OUBLIEZ PAS :  Un tableau de la valeur nutritive présenté selon les normes américaines n’est pas conforme aux exigences canadiennes!

Présence d’allergènes non indiqués sur l’étiquette

Il est essentiel de déclarer les allergènes prioritaires sur les étiquettes des aliments et des boissons au Canada, tant pour assurer la conformité de l’étiquette que pour prévenir les rappels de produits.  Au Canada, on compte 12 allergènes prioritaires. Si votre produit contient l’un ou l’autre de ces allergènes, l’étiquette doit le mentionner clairement, en anglais et en français.

Les allergènes prioritaires sont les suivants  :

  • Arachides
  • Noix
  • Lait
  • Œufs
  • Graines de sésame
  • Soya
  • Blé et triticale
  • Moutarde
  • Poissons
  • Crustacés
  • Sulfites (à des concentrations de 10 ppm ou plus)
  • Sources de gluten

Nom usuel placé au mauvais endroit

C’est l’une des erreurs les plus fréquentes que commettent les nouvelles entreprises d’aliments et de boissons lorsqu’elles étiquettent leurs produits. Dans la plupart des cas, le nom commercial n’est pas le nom usuel du produit (sauf si vous êtes un détaillant canadien bien connu dont les emballages jaunes et noirs sont emblématiques!). Des noms comme « Morning Energy », « Nature Fresh » et « Prairie Harvest » relèvent du marketing et ne constituent pas des noms usuels. Le nom usuel doit permettre au consommateur de comprendre immédiatement la nature du produit. Il peut s’agir de céréales à grains entiers, de jus de pomme ou de craquelins aux algues.

Il ne suffit pas d’indiquer cette information : elle doit aussi être placée au bon endroit. La réglementation exige que la plupart des aliments préemballés au Canada présentent le nom usuel du produit sur la partie de l’emballage la plus susceptible d’être vue par le consommateur. En pratique, cela correspond à l’étiquette principale située à l’avant de la bouteille, de la boîte, du sachet ou de la conserve.

Voici d’autres erreurs qui peuvent entraîner la non-conformité de vos étiquettes d’aliments et de boissons au Canada :

  • Omettre d’indiquer la quantité nette sur l’étiquette.
  • Utiliser une police trop petite sur les surfaces courbes des bouteilles et canettes.
  • Formuler des allégations non fondées relatives à la santé.
  • Omettre d’évaluer les obligations liées à l’étiquetage frontal.

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